[3 mois en Asie du Sud-Est] Pai, Thaïlande

Conseil n°1 : si vous avez le mal des transports, munissez-vous de sacs pour le trajet aller-retour Chiang Mai-Pai.

Conseil n°2 : louez un scooter pour au moins 24h et allez explorer les alentours de Pai : les communautés rurales et leurs beaux jardins (d’ailleurs vous savez où poussent les cacahuètes ?!), le canyon, une faille active qui a déchiré le sol de façon spectaculaire lors des derniers séismes, les passerelles en bambou construites pour permettre aux moines bouddhistes de se rendre du monastère au village pendant la saison des pluies (début des travaux le 22 avril 2016 pour mon anniversaire, fin des travaux le 17 juillet pour ma fête !), les cascades (malheureusement à sec en ce moment), un pont historique construit par les Japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale, les points de vue… Qu’est-ce que c’est agréable de sentir le vent souffler dans nos cheveux aussi sticky que le sticky rice !

Conseil n°3 : si vous voulez un peu de quiétude, ne choisissez pas un hébergement en plein centre. Beaucoup de jeunes occidentaux sont là pour faire la fête avant de tenter d’atténuer leurs excès sur le tapis de yoga. (L’impression d’avoir 50 ans après avoir écrit cette phrase est bien réelle…). Il y en a pas mal qui restent à Pai longtemps, enchaînant petits jobs ou bénévolats et qui vont faire le tour du poteau pour se procurer un nouveau visa. Bref, on logeait à 15 petites minutes de marche du centre et c’était parfait.

Conseil n°4 : pour passer incognito, promenez-vous pieds-nus (et presque nus), faites-vous des dreads et des tatouages mais ne promenez pas Marie-Jeanne ! Il y a de nombreux barrages routiers et les policiers vérifient bien les scooters, poches, sacs, etc. Tout sauf le permis international ou permis tout court qu’on n’avait évidemmenr pas sur nous. Ouf.

Conseil n°5 : réservez votre bus à l’avance car même si l’on n’est pas en haute saison, on a dû prendre le bus de 12h alors qu’on avait prévu de partir avec celui de 9h. Pas très grave pour nous, mais pour ceux en vacances de courte durée, c’est plus embêtant.

Sinon, côté nourriture, on devait avoir le mal du pays car on s’est fait plaisir avec une pizza (obligés en même temps à Pai… pizza pizza pie) et un burger ! Le tout végétarien… Ne criez pas victoire trop tôt en pensant que vous pourrez nous servir de la bonne viande à notre retour 😉

On a longuement hésité à continuer la route vers Mae Hong Son à 3h de Pai mais l’intérêt du village se situe visiblement dans l’héritage birman et son éloignement. Étant donné que l’on se dirige vers le Myanmar (nouveau nom de la Birmanie), on a décidé de tirer un trait sur Mae Hong Son même si les grottes alentours avaient l’air chouette.

Pour les afficionados de deux-roues, il y a moyen de se faire bien plaisir en louant une moto dans cette partie du pays.

[3 mois en Asie du Sud-Est] Chiang Mai et le Parc National de Doi Khun Tan, Thaïlande

On entend surtout parler de Chiang Mai pour les cours de cuisine, le shopping et les parcs/sanctuaires d’éléphants.

Le cours de cuisine, c’est fait ! On a carrément eu droit à un cours particulier 🙂 Le shopping, on oublie pour l’instant si on veut garder des sacs « légers ». Les éléphants, on en parlera probablement dans un prochain article mais on n’a pas été tentés.

Le centre ville est entouré d’anciennes fortifications et de canaux qui le rendent plutôt zen. Les temples sont partout. Les marchés de fruits, légumes, viande, poisson, vêtements, tissus, bibelots, artisanat grouillent. Les musiciens de bars et de rues sont nombreux. Et enfin, les températures sont agréables le soir venu.

C’est bondé de touristes et d’expatriés. On a même revu Arlene, rencontrée dans la Vallée de la Mort, puis chez elle en Alaska ! Il fait probablement bon vivre à Chiang Mai avec les bus, trains et vols pour de multiples destinations en Asie. Peut-être qu’on repassera par là avant de rentrer en France… Pour le temple de Doi Suthep que Charles n’a pas encore visité, le jardin botanique, les massages des anciennes prisonnières en réinsertion professionnelle et quelques souvenirs.

À 1h en train au Sud-Est de Chiang Mai se trouve le parc national de Doi Khun Tan bien méconnu des locaux et des touristes. L’une des premières choses que l’on nous ait demandée : « Do you speak Thai? ». Hum, non si ce n’est « bonjour, merci et c’est délicieux ». L’anglais approximatif et la brochure copiée collée sur celles des parcs américains (exactement le même design!) ont amplement suffit et nous avions notre petit bungalow pour la nuit.

Doi signifie montagne. On l’avait deviné en grimpant le chemin escarpé menant de la gare à l’entrée du parc. Arrivés au bungalow, on l’avait bien compris… On pose les sacs et on enchaîne les mètres de dénivelé jusqu’à un point de vue (1373m). Nous croisons trois randonneurs thaïlandais qui descendent et c’est tout. La jungle est à nous et aux milliers de papillons !

Nous traversons différents types de forêts : forêt tempérée décidue, forêt humide tropicale, forêt sèche, forêt de pins… en gros, des arbres comme chez nous (pins, feuillus) et des arbres pas comme chez nous (bananiers, arbres à lianes et feuilles immenses, bambous). Il est difficile d’être précis car les panneaux sont drôlement traduits tels que « […] la forêt constituée de différentes espèces de bambous telles que : des bambous, des bambous, des bambous, des bambous, du bois, des bambous. » Mélanie, si tu nous lis, le gouvernement thaïlandais a grand besoin de tes compétences !

Nous franchissons plusieurs fois la frontière entre les provinces de Lampang et Lamphun, passons à côté de la belle maison d’Emil Eisenhofer, un ingénieur allemand qui travaillait sur le tunnel ferroviaire de Khun Tan en 1907, le plus long (1362,10 mètres) des 7 tunnels ferroviaires de la Thaïlande et traversons d’anciens campements militaires de l’armée thaïlandaise, de missionnaires, d’employés de la British Bombay Company lors du commerce de tek. Le lendemain, on met le réveil et se motive pour une rando jusqu’à une cascade et on termine par un délicieux Pad See Ew à la petite gare de Khun Tan alors que le vent souffle fort et que les tamarins tentent de nous assommer.

Bilan : 24km de marche le premier jour et 25 le deuxième… On s’est payé le luxe d’un après-midi piscine (eau trop froide pour le Prince Charles…) le jour suivant !